Bourgeons récoltés pour un cours de gemmothérapie à Malmedy

La gemmothérapie est une branche de la phytothérapie qui utilise les bourgeons et les jeunes pousses des arbres et des arbustes. On les fait macérer à l’état frais pour obtenir un macérat glycériné, que l’on prend en gouttes. La méthode est née en Belgique : le médecin Pol Henry l’a décrite le premier.

En naturopathie, la gemmothérapie accompagne l’hygiène de vie ; elle ne remplace ni un diagnostic ni un traitement médical. Cet article explique d’où elle vient, comment se fabrique un macérat, comment on l’utilise et quelles précautions prendre. Pour aller plus loin, la formation en gemmothérapie d’Eki Santé t’apprend à reconnaître les bourgeons et à préparer tes macérats.

D’où vient la gemmothérapie ?

Le mot vient du latin gemma, le bourgeon. Au milieu du XXe siècle, le médecin belge Pol Henry étudie les tissus jeunes des plantes : bourgeons, jeunes pousses, radicelles. Il publie ses travaux en 1970 sous le nom de phytembryothérapie, la thérapie par les embryons de plantes.

Le médecin français Max Tétau popularise ensuite le nom de gemmothérapie, repris partout depuis. En Belgique, la tradition reste vivante : Philippe Andrianne, auteur du Traité de gemmothérapie, l’enseigne notamment au sein de la Fédération Européenne d’Herboristerie. Isabelle Collin, qui a fondé Eki Santé, a été formée par lui.

Pourquoi utiliser les bourgeons ?

Le bourgeon contient les tissus en pleine croissance qui donneront les feuilles, les fleurs et les tiges de la plante. On y trouve, selon la Fédération Européenne d’Herboristerie, des acides nucléiques, des hormones de croissance végétales, des vitamines, des oligo-éléments et des minéraux.

Pour les gemmothérapeutes, le bourgeon réunit ainsi le potentiel de toute la plante adulte : c’est ce qu’on appelle le totum. Un exemple souvent cité est le tilleul, dont le bourgeon est traditionnellement associé à la détente et au sommeil.

Comment se fabrique un macérat de bourgeons ?

  1. La récolte : les bourgeons sont cueillis frais, au printemps, au moment où ils vont s’ouvrir.
  2. La macération : ils reposent plusieurs semaines dans un mélange d’eau, d’alcool et de glycérine végétale. Chaque solvant extrait des composants différents de la plante.
  3. La filtration : on obtient un macérat-mère, concentré.

Dans le commerce, tu trouveras deux formes : le macérat-mère, et le macérat dilué au dixième (noté « 1DH »). Le nombre de gouttes n’est pas du tout le même : lis toujours l’étiquette. Un bon produit indique aussi le nom latin de la plante, la partie utilisée et, idéalement, l’origine biologique des bourgeons.

Comment utiliser la gemmothérapie ?

Les macérats se prennent par la bouche, en quelques gouttes diluées dans un peu d’eau, le plus souvent en cure de plusieurs semaines. La quantité dépend de la forme du produit : suis la notice, ou l’avis d’un professionnel formé.

On distingue deux familles :

  • Les unitaires : un seul bourgeon (tilleul, cassis, aubépine…) ;
  • Les complexes : plusieurs bourgeons associés autour d’un même thème.

En naturopathie, un macérat ne se choisit pas seul. Il s’intègre dans un bilan d’hygiène de vie, avec l’alimentation, le sommeil, l’activité physique et la gestion du stress. C’est cet ensemble qui compte, pas le flacon.

Quelles précautions prendre ?

  • Les macérats contiennent de l’alcool. Femmes enceintes ou allaitantes, enfants, personnes qui doivent éviter l’alcool : demande d’abord l’avis de ton médecin ou de ton pharmacien.
  • Si tu suis un traitement, parles-en à ton médecin ou à ton pharmacien avant de commencer : certaines plantes peuvent interagir avec des médicaments.
  • Naturel ne veut pas dire sans risque. Les données sur les effets indésirables sont limitées : arrête en cas de réaction inhabituelle.
  • La gemmothérapie ne remplace pas un avis médical, ni un traitement en cours.

En Belgique, les macérats de bourgeons sont le plus souvent vendus comme compléments alimentaires. Les plantes qu’ils peuvent contenir sont encadrées par le SPF Santé publique.

La gemmothérapie est-elle efficace ?

La gemmothérapie repose surtout sur un usage traditionnel et sur l’expérience des praticiens. Des travaux de laboratoire s’intéressent à la composition des extraits de bourgeons, mais les études cliniques rigoureuses chez l’humain restent rares. C’est pourquoi on la considère comme un accompagnement, intégré à une hygiène de vie globale, et non comme un traitement.

Se former à la gemmothérapie à Malmedy

À Eki Santé, la gemmothérapie s’apprend sur le terrain : reconnaître les bourgeons dans la nature, préparer des macérats, comprendre comment les intégrer à un accompagnement. La formation se suit le week-end, en présentiel à Malmedy, sans prérequis :

  • Niveau 1, introduction : 1 journée, 120 € ;
  • Niveau 2, certification coach en gemmothérapie : 13 journées, 1 560 € ;
  • Spécialisation gemmothérapie et médecine chinoise : 2 journées, 240 €.

Les niveaux 1 et 2 sont donnés par Isabelle Collin. Pour savoir si la formation correspond à ton projet, découvre le programme et réserve ton appel découverte.

Questions fréquentes

La gemmothérapie a-t-elle des effets secondaires ?

Les macérats sont en général décrits comme bien tolérés, mais les données sont limitées et ils contiennent de l’alcool. Grossesse, allaitement, enfants, traitement en cours : demande l’avis d’un médecin ou d’un pharmacien avant de commencer.

En combien de temps la gemmothérapie agit-elle ?

Il n’existe pas de délai fiable. Les macérats s’utilisent en cure de plusieurs semaines, dans le cadre d’une hygiène de vie globale. Méfie-toi des promesses de résultats rapides.

Quelle est la différence entre gemmothérapie et phytothérapie ?

La phytothérapie utilise les parties adultes des plantes : feuilles, fleurs, racines, écorces. La gemmothérapie en est une branche qui n’utilise que les tissus jeunes : bourgeons, jeunes pousses et radicelles. Pour en savoir plus, lis notre article sur la phytothérapie.

Qu’est-ce qu’un gemmothérapeute ?

C’est un praticien formé à la gemmothérapie, souvent naturopathe ou herboriste. En Belgique, ce n’est pas un titre protégé : renseigne-toi sur sa formation et sur le nombre d’heures suivies.

Sources

Article rédigé par Isabelle Collin, naturopathe et gemmothérapeute, fondatrice d’Eki Santé. Mis à jour en octobre 2026.